Salvador Dalí consacré par le Centre Pompidou en 2012

Salvador Dalí, le génie catalan, sera à l’honneur du Centre Pompidou du 21 Novembre 2012 au 25 Mars 2013 pour une rétrospective inédite : des Montres Molles au Grand Masturbateur, près de deux cents œuvres consacreront le talent de cet artiste souvent controversé. Ainsi, plus de trente ans après la première rétrospective Dalí du Centre Pompidou, l’institution se devait de renouveler cet incroyable hommage à l’homme à la moustache dalilienne !


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“La existencia de la realidad es la cosa más misteriosa, más sublime y más surrealista que se dé” - Salvador Dalí






en attendant de voir l'exposition


La Persistance de la Mémoire.

Sur un fond de paysage méditerranéen où les rochers durs, secs et ensoleillés de Cadaqués se détachent sur l’azur du ciel et de la mer, Dali installe trois montres molles. Elles sont posées, comme de vieilles serviettes, sur un arbre mort, une table et une étrange créature du type mollusque, qui n’est rien d’autre que l’autoportrait de l’artiste, de profil avec ses longs cils. Toute sa vie, Dali a évoqué sa phobie des fourmis. Elles dévorent tout et symbolisent, pour lui, la décadence, l’éphémère, la pourriture. Ici, elles s’attaquent, comme dans un film de science-fiction, à la quatrième montre, en or, qui est la seule à être dure, pour définitivement anéantir le temps nous renvoyant ainsi à notre finitude, sujet d’obsession et de panique pour l’artiste. L’impact de l’œuvre est immédiat. A la dureté des rochers, Dali oppose la mollesse des montres nous plongeant dans une sorte de méditation étrange sur la fuite du temps. Cette opposition évoque la dualité de l’homme : la putréfaction, la mort et le temps qui passe pour le mou et les fourmis, face à la stabilité des rochers de son enfance, refuge et lieu de rêverie et d’inspiration, pour le dur.persistance-de-la-memoire-de-dali-1931-moma.jpg

La genèse de la création de ce tableau est extrêmement drôle et renvoie à la méthode créatrice de l’artiste qu’il a nommé “paranoïa critique”. Il s’agit pour Dali de rendre visible l’invisible ou l’autre face de nous même et à laquelle nous avons accès par nos rêves. Un soir où il était seul et légèrement malade, Dali désire manger quelque chose et se rend dans la cuisine. Il tombe sur un camembert coulant qui frappe son imagination, suscitant une réflexion sur le rôle du dur et du mou. Laissant libre court à sa créativité, dans un état de rêverie éveillée et sans rien censurer, il réalise La Persistance de la Mémoire en une nuit.

cet article tiré d'une page Web n'était pas signé, dommage car il est remarquable de simplicité.

Date de dernière mise à jour : 09/12/2012

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