Essences 2010

atelier d'écriture

iA l'aulne clair et tendre comme un matin douçâtre offre un bien être qui vient contraster avec Ben l'ébène couleur charbon.

Je suis étonnée de taire cette guitare de la gare. Elle s'est tarie de mots gais, agités. Même l'aurige s'était targué et avait argué des tirages aigus de la gare, car on ne sait pourquoi Ari s'appelait la gare. Il avait vu les tirages agités des grues et des geais pour qu'ils taisent à jamais l'étui de fleur de tiaré. Le gui avait pris le gite et nourri la raie qui avait l'âge de taguer, gâter et guérir à la place de Guetari. Rares ont l'âge de taire au gré de l'aire, l'eau qui rue dans les arts rares.

Au jardin d'arcade, le rouge luit de tout, partout. L'automne a recouvert les acajous qui jouent de leurs couleurs folfou. Leurs parfums envahissent discrètement la merveille des lieux. Cette essence enveloppe d'une présence certaine cet univers rythmé par d'autres notes:

Tout ceci s'est tari, il y a des tiges et des tiges…

 

Sophie à la guitare

 

 

 

Guitare, tes bois m’enchantent :

 

Grand aulne, grand homme,

Regard clair et tendre

Sur un air d’automne.

Si noir, ébène d’Afrique tu nous viens,

Si étincelant, d’Afrique tes sons, tu nous tiens.

 

Érable, Helen, white and black, blues au cuir tendre.

Si par cas par cas, joue à joue, le rouge me vient aux joues,

C’est par le hakka crié en joue que je vire à l’acajou.

 

Ma tendre Palissandre

Tu es comme une salamandre

Viole veinée jaune et noire

Ma tendre Palissandre.

Toute cette musique où je me suis noyée

Toute cette vie où j’ai alternoyé

 

Guitare, ensorcelante, parfum de noyer.

 

Maguy à la guitare

 

 

Acajou,

Comme les joues du gamin qui court dans les bois en mangeant des cachous.

 

Aulne,

Fol enfant aux cheveux clairs qui caracole au plus haut col de la montagne.

 

Noir ébène,

Peau d’esclave, au cheveu de laine, entassé dans les cales des bateaux.

Haleine fétide et vilaine des pauvres erres qui n’ont pas de veine.

 

Noyer,

Ombre sombre et froide sous laquelle il ne faut pas s’endormir :

On pourrait en mourir !

 

Palissandre,

Pâlir, palisser, lisser, les sandres.

Qui de Mélissandre ou Mélusine se promène dans les bois de la Palisse ?

 

Cécile à la guitare

 

 

 

 

Ciré, lustré, guindé, trop policé, cet acajou du mobilier

 

Dans un creux de garrigue, des aulnes en fruits. Manquait le roi.

 

Du menuisier à l’ébéniste, de la planche à l’artiste.

 

Ses feuilles virent au jaune avant de tomber : pas d’érable rouge à admirer !

 

Hier, après la tempête, les doigts colorés d’avoir ramassé les fruits du noyer.

 

Pâlirait-il ? Le jaune envahissant, recouvrant violets et noirs du palissandre ?

 

 

Françoise à la guitare

Date de dernière mise à jour : 06/07/2013

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